mardi 6 septembre 2011

Avis aux médias

Avis aux médias

Le Comité de parents pour une école à Fredericton-Nord veut vous informer d’une situation bien préoccupante, voire alarmante. Nous sommes un groupe de parents de Fredericton, et nous demandons depuis plus de deux ans maintenant qu’une nouvelle école soit construite sur la rive Nord de notre ville.

L’École des Bâtisseurs, qui a été construite il y a seulement quatre ans, ne répond déjà plus aux besoins de la population. Cette école accueillera cette année 580 enfants, sans compter les inscriptions de dernière minute. C’est une centaine d’élèves de plus qu’à son ouverture, en 2007. Elle est utilisée à pleine capacité, tous ses locaux sont occupés et un grand nombre de services ont dû être supprimés ou sont offerts de façon limitée, par manque d’espace et non par manque de ressources humaines. Certains services doivent même être offerts dans les corridors de l’école, en raison du manque de locaux.

Notre école a aussi une clientèle très diversifiée. Selon le Rapport du District scolaire 01 sur l’inclusion scolaire daté du 8 février 2011, les écoles de Fredericton accueillent 43 p. 100 des élèves immigrants du district scolaire 1, c’est-à-dire 100 enfants de pays étrangers. De ce nombre, 39 p. 100 (39 élèves) nécessitent des services de francisation. Les enfants de familles exogames ont aussi besoin d’aide en francisation. De tels services sont essentiels dans un milieu aussi multiculturel que le nôtre. Malheureusement, le manque criant d’espace fait en sorte que ces services ne peuvent être offerts de manière optimale.

De plus, certains enfants vivant du côté Nord de Fredericton doivent faire de très longs trajets d’autobus, pouvant durer au-delà de 1 h 15, alors qu’ils demeurent dans les limites de la ville. Des petits de 5 ans doivent attendre l’autobus dès 7 h le matin. On se vante de la qualité de vie au Nouveau-Brunswick, on est heureux de ne pas vivre à Toronto ou à Montréal où plein de gens passent plus de deux heures par jour dans leur auto, pourtant, certains enfants de Fredericton-Nord passent 2 h 30 dans l’autobus tous les jours! C’est tout simplement inacceptable.

La situation presse, et, malheureusement, le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance n’en semble pas tellement préoccupé. Le ministre est au courant, mais, jusqu’à maintenant, aucun engagement n’a été pris pour remédier à la situation et toutes nos lettres de suivi sont restées sans réponse depuis le mois de mars.

Depuis des années, le district scolaire 1 connaît la plus forte croissance de tous les districts de la province, anglophones comme francophones. Comment pouvons-nous offrir une éducation de qualité à un nombre croissant d’élèves sans ajouter des infrastructures?

À l’heure actuelle, 37 p. 100 des élèves du district 1 à Fredericton vivent du coté Nord. Ce nombre justifie la présence d’une école dans ce secteur de la ville. Il importe aussi de savoir que le développement immobilier est en pleine expansion de ce coté du fleuve Saint-Jean.

Mentionnons également que la communauté de Fredericton-Nord compte plus de 875 enfants d’ayants droit. De ce nombre, seulement 323 fréquentent les écoles de langue française. Cela signifie donc que plus de 550 enfants d’ayants droit ne sont pas instruits en français. Selon un rapport de l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, seulement 36,9 p. 100 des enfants d'ayants droit habitant du côté Nord de Fredericton sont inscrits au district scolaire 1. Cette population d’ayants droit n’est clairement pas servie à sa juste mesure par les infrastructures actuelles. Le manque d’une école à Fredericton-Nord contribue à l’assimilation de toute une génération d’Acadiens.

Bien des rencontres et des discussions ont eu lieu avec divers intervenants du ministère, mais aucune action concrète n’a été prise. Les problèmes sont pourtant bien réels! La construction d’une nouvelle école sera bénéfique pour toute la population de Fredericton, pas seulement celle du côté Nord. L’École des Bâtisseurs sera désengorgée, et le droit des Néo-Brunswickois d’être instruits dans leur langue sera respecté. Rappelons que les francophones de la capitale vivent en milieu minoritaire et doivent faire face à des enjeux différents de la population habitant dans des communautés majoritairement francophones, où tout se passe en français.

Nous invitons les représentants des médias à venir constater par eux-mêmes l’exiguïté des espaces et l’étroitesse des aires de circulation à l’École des Bâtisseurs, le jeudi 8 septembre 2011 vers 8 h 30, pour la première journée scolaire où tous les élèves seront présents. La même invitation sera faite à M. Jody Carr, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.

Enfin, nous exhortons le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et le gouvernement du Nouveau-Brunswick à agir sans délai pour établir une école primaire de langue française à Fredericton-Nord.

Pour plus d’information, nous vous encourageons à communiquer avec M. Mathieu Quimper, président du Comité de parents pour une école à Fredericton-Nord, à l’adresse frederictonnord@gmail.com.

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